Bonjour et bienvenue,
Champi-bxl a écritJ’ai soigneusement sélectionné des lieux qui me semblaient propices en examinant une carte des sols, en recherchant une forêt contenant des essences d’arbres favorisant la pousse de ce champignon, repérant un cours d’eau, etc. Cela fait donc plusieurs jours que je bouquine, étudie, analyse toutes les informations pour la cueillette de ce graal. Je me suis promené du côté de la vallée du Gheer à la frontière néerlandaise, du côté de Namur sur les hauteurs, du côté de La Croix Scaille à la frontière française. Chaque fois plus d’une heure de voiture de Bruxelles, résultat: 0 pointé.
Ah ! Les inquiétudes de printemps : morilles
Je les cherche encore de temps à autre ces morilles, non pas pour les manger, mais pour les rencontrer. Certainement n’ai-je encore pas compris. Car il semble que ce soit un handicap majeur pour débusquer la morille, que de vouloir la trouver.
J’ai entendu dire que la morille aime surprendre, qu’elle se laisse souvent approcher par celui qui ne la recherche pas. Inutile de feindre de s’y désintéresser ; la morille le sent, pour notre confusion.
Celui qui n’y pense plus met toutes les chances de son côté.
Le promeneur au grand panier aura donc le loisir de le garnir de pissenlits pour ses lapins, tandis qu’un insouciant, sorti de nulle part, fera table pleine.
Je l’ai cherchée parmi les ficaires, les anémones, les cours d’eau, les taupinières, les frênes et les pommiers, alors qu’elle se tenait là, sur une route gravillonnée où traversaient les voitures, et une autre fois sur un tas de cailloux.
Je sais qu’il s’ en trouve des blondes en ce moment, dans le voisinage. Il existe donc des personnes qui savent où les trouver. D’ailleurs, pour approcher ces gens là, il faut tomber dessus par hasard, sans les rechercher.
😉
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