Jplm a écritBonsoir,
Merci pour toutes ces infos. Puis-je synthétiser ainsi :
si on s'en tient à la clé de Serge Poumarat,
si on considère qu'on n'est pas simplement en terrain siliceux et sous pins (il y avait aussi un énorme pin parasol à quelques mètres), ce qui conduirait à tinctorius, mais que la proximité de l'eucalyptus est prépondérante et fortement indicative d'une relation avec ce dernier,
si, malgré l'absence de micro qui le confirmerait, on considère que la présence de marmoratus est improbable en France,
si, à nouveau en l'absence de la micro qui le confirmerait par la taille des spores, on observe que le péridium est tout sauf blanchâtre et que ça élimine albus,
il ne reste que microcarpus.
Est-ce celui auquel tu pensais et puis-je renommer ainsi ?
Jplm
C'est ce que j'avais pensé au premier abord. Mais après une relecture, j'ai vu que le péridium de Pisolithus microcarpus était noir lustré, ce qui m'a plutôt conduit vers Pisolithus marmoratus. La clé des gastéromycètes épigés n'est pas à jour sur la répartition et il fut retrouvé en Espagne et au Portugal par la suite, donc je ne donnerais pas sa trouvaille comme improbable. Il est vrai que par facilité, on a tendance à simplifier certains genres ou groupes d'espèces, même involontairement et je pense que c'est le cas pour les pisolithes, les déterminant tous en tant que Pisolithus arhizus, ce qui expliquerait la rareté des autres espèces. Personnellement, même après mes quelques deux récoltes de Pisolithus, je n'en avais fait que des bêtes Pisolithus arhizus (malheureusement, ce genre n'a qu'une unique récolte en Suisse). Pour juger de la rareté de ces champignons, il faudrait systématiquement les déterminer avec précision, ce qui n'est pas fait actuellement.