Je le vois de temps en temps en vallée de Chamonix, sous les quelques pins qui s'y trouvent, en juin également, ou début juillet. Mais je l'ai vu aussi plusieurs fois en plaine, sous châtaigniers stricts, à chaque fois en Normandie.
Je pense qu'il est moins rare qu'on le dit mais qu'il passe facilement inaperçu, car le pigment rouge est souvent beaucoup plus discret qu'ici: en cas de doute, il faut présenter le chapeau au soleil et le regarder en lumière rasante.
La pruine blanche est aussi parlante, quand elle est aussi nette que sur la photo de Castor, mais n'est pas spécifique: tous les Bolets du groupe edulis peuvent en présenter, quoique généralement de façon plus discète.
Reste enfin toujours la couleur du pied, difficile à définir, mais qui n'est pas celle d'edulis: elle a quelque chose de plus chaud, avec un rien de citrin au début, puis vite une teinte jaune paille légèrement carné.