Lilian a écritToujours passionnantes, tes explications sur l'origine des noms. Au lieu d'encombrer la cervelle, elles aident à mémoriser les noms des espèces... 🙂
Merci, Lilian, je fais ces petites recherches pour moi et de temps en temps je vous en fais profiter. Ça m'intéresse de savoir pourquoi tel ou tel nom a été donné, surtout quand il n'y a aucune logique apparente, et ça permet parfois de tomber sur des cas pas piqués des hannetons. Le plus beau (... et con à la fois, comme disait le grand Jacques) est peut-être le rhodocybe tronqué, Rhodocybe truncata redevenu Rhodocybe gemina, aujourd'hui Clitopilus geminus ("clitopile jumeau"), cette épithète ayant l'antériorité : 228 ans après son attribution, on se traîne donc ce qualificatif incompréhensible "jumeau" donné en 1790 par Jean-Jacques Paulet au basionyme Hypophyllum geminum... parce qu'il en avait trouvé deux côte à côte ! Je n'invente rien, tous les détails sur ce sujet.
Lilian a écritPar contre, le nom de genre reste plus obscur pour moi...
Je ne trouve que des sens qui, logiquement, tournent (en rond?) autour de l'idée du tour, et évoquent la courbe, le cercle.
Alors que nous n'avons pas, ici, et de loin, le plus circulaire des bolets...
Mais tu as peut-être une explication ?
Moi non, mais l'auteur, Wilhelm Opatowski, la donne ici : l'hyménium serait gyroso-poroso-venosum (circulaire, poreux et veiné) et même denticulatum (denticulé) sur l'espèce-type Gyrodon sistotremoides qui est un synonyme de notre lividus. Non, il n'avait rien consommé avant d'écrire ça, cela correspond à peu près à ce que dit Marchand en des termes plus actuels dans sa, toujours précise, description (n° 239) : Pores plus ou moins radiés-labyrinthés, peu amples au début, 1 x 0,5 mm environ, obtus à l'orifice, bientôt lacérés-dentelés, concolores aux tubes, jaune olivacé un peu roussâtre à la fin, bleuissant au toucher, puis brunissant dans les endroits meurtris.
Jplm