castor74 a écritSauf erreur, c'est sa fille Clémentine. Je hais souverainement cette prétention qui consiste à s'approprier une espèce en la nommant par le nom d'un membre de sa famille ou de ses amis. Pourquoi pas celui du chat? La science mérite bien mieux, car qui, dans 50 ans, se souviendra de cette obscure Clémentine?
Bonsoir,
On ne va pas passer la nuit là-dessus, d'autant qu'elle est bien avancée, je sais que tu es très remonté contre ces pratiques, Castor, elles ne sont pas nouvelles (clementinae n'est pas pire wynneae un siècle plus tôt) mais quand il s'agit d'une nouvelle espèce peu commune (les communes sont déjà nommées), j'aurais quelque indulgence. Après tout, il devient de plus en plus difficile de trouver une caractéristique qui distingue la nouvelle espèce : le premier qui a nommé un bolet rude (peut-être Bulliard en 1782), c'était facile : Boletus scaber ; ensuite, il a fallu trouver des caractéristiques plus pointues (aurantiacum, carpini) puis c'est devenu de plus en plus difficile et on en est arrivé aux tarabiscotés pseudoscabrum ou brunneogriseolum.
Non, ce qui me choque vraiment, c'est quand on donne le nom d'une personne, de grand ou de petit renom, voire d'aucun renom en mycologie comme Bjerkander, à un genre entier, voire à une famille et même à un ordre, ce n'est pas sans exemples.
Mais bon, que cela ne nous empêche pas de dormir et de rêver, les uns aux russules et les autres à Clémentine.
Jplm