Bonsoir,
Mes recherches sur "pain de coucou" n'ont rien donné. Voici juste ce que dit le CNRTL à propos de cette expression :
XIIe s. paens cucu p.allus. au fait que cette plante pousse au printemps, quand on entend à nouveau le chant du coucou (Glossaire de Tours, 331 ds T.-L. [lat. médiév. panis cuculi]); XIVe s. pein à cocu (Antidotaire Nicolas, éd. P.Dorveaux, p.33); fin XVe s. pain de cocu (L'Arbolayre cité ds Roll. Flore t.3, p.339); 1762 pain de coucou (Ac.).
À part que c'est très vieux, ça ne nous apprend pas grand chose. On n'est pas sûr de quelle plante on parle, on comprend bien qu'elle pousserait à l'époque du chant du coucou (comme les primevères du même nom) mais pourquoi "pain" ? Pensait-on que le coucou s'en nourrissait ?? Et si on songe que "coucou" et "cocu" sont le même mot, n'y a t-il pas une allusion aujourd'hui oubliée aux déboires de ce dernier : tout ce qui lui resterait à se mettre sous la dent serait cette petite herbe acide ?
On reste un peu sur notre faim.
Jplm
PS :
Thrésor de la languue française Nicot* 1606 : Autre herbe nommée pain à Cocu, Oxys, les Apothicaires le nomment Trifolium acetosum et Alleluya, le vulgaire Panis Cuculi. Pour ce que le Cocu, ou Coucou en mange volontiers.
Dictionnaire de l'Académie 1762 : "Pain de coucou" renvoie à "Alleluia" : s.m. Petite plante ainsi nommée, parce qu'elle fleurit vers le temps de Pâque. Ses feuilles ont un goût aigrelet; on les emploie dans les fièvres malignes.
Il s'agit de Jean Nicot, diplomate et philologue qui s'est aussi intéressé à la culture de tabac, comme on le sait. En revanche son expertise dans les mœurs des Cuculidae n'étant pas restée dans les annales, il serait bon de vérifier l'explication qu'il donne auprès d'un vrai coucou, pour ceux qui en connaissent.