Moi, je vais vous dire mon sentiment : cette espèce a été régulièrement retrouvée depuis des années en Tarentaise, à Vallandry, notamment par Pierre-Arthur Moreau. Décrite à l’origine dans les «Russules rares et méconnues», de André Bidaud, Patrick Reumaux et Pierre Moënne-Loccoz, elle ne correspond, en tout cas au niveau des couleurs, à aucune autre cueillette qui aurait pu être faite dans d'autres massifs. La microscopie serait en outre un peu différente, selon Pierre-Arthur Moreau. Il pourrait alors s'avérer nécessaire de renommer (forme ou variété?) les formes rouges découvertes ailleurs qu’en Tarentaise, où se trouve l’espèce-type. La sporée non blanche (1b ou 2a du code de Romagnesi) signe cette belle espèce, différente de Russula atrorubens, qui possède une sporée blanche. La couleur, la taille, et les dermatocystides cloisonnées individualisent en outre incontestablement ce champignon.
Voilà ce que j'avais à dire, maintenant vous en tirez les conclusions qui s'imposent.
C'était facile, après tout.
Jplm