Bonsoir,
Tu as tout à fait raison, Jps, la photo d'un seul livre ou d'un seul site ne suffit pas, mieux vaut en regarder plusieurs et on est sidéré des différences et il faut surtout effectivement lire les descriptions (là aussi on trouve parfois quelques écarts mais c'est souvent plus cohérent). Et puis, quand on voit le champignon en vrai, il est encore différent de ce qu'on imaginait !
Maintenant attendons de voir comment Castor renomme, monsieur ou madame ? Je rappelle les données de la question :
D'après sa description originale, le champignon nommé par Miles Joseph Berkeley, le père de la mycologie britannique, a été trouvé "parmi des brindilles (among twigs)" à Coed Coch (Dolwen, Denbighshire, Pays de Galles), la modeste propriété (4000 hectares) de John Llyod Wynne, L'inventeur n'était pas ce dernier mais par sa femme, la charmante Mary Wynne. Et c'est à elle ("Mrs Wynne") que l'espèce a été dédiée.
Trois fois hélas, la publication de 1859 se fit malencontreusement non pas avec l'épithète wynneae ("de Mme Wynne") mais avec wynnei ("de Wynne"), orthographe que l'on retrouve depuis dans de nombreux ouvrages et non des moindres, le GEPR par exemple. Pourtant l'erreur a semble t-il un jour été corrigée si l'on en croit Index Fungorum qui lui n'a que wynneae.
Il est à noter que le révérend Berkeley (il était homme d'église) herborisait souvent avec la femme de son ami : lui et son compère Christopher Edmund Broome (dont le rôle dans cette affaire reste assez obscur) ont en effet dédié à Mary plusieurs autres espèces dans différents genres. Et là sans erreur.
Je précise que rien de ce qui précède n'est de mon invention, John Lloyd Wynne était bien un richissime propriétaire terrien, sa femme s'appelait Mary, Berkeley était prêtre et Broome souvent son co-auteur. Je n'ai fait que broder que Wynne était l'ami de Berkeley, ce qui est somme toute assez probable, et que Mary était charmante, mais comment pourrait-il en être autrement ?
Voilà, maintenant Laurent se trouve devant un affreux dilemme : soit privilégier le référentiel dont nous avons récemment convenu, à savoir le GEPR quand l'espèce y est mentionnée, soit privilégier sa galanterie naturelle...
Jplm