Y.Courtieu a écritJuste une question à castor . La photo de la cuticule confirme-t-elle ou non qu'il s'agit d'une incrustée ?
C'est très simple Yves: le plus souvent, lorsqu'une russule possède une cuticule mate, il y a de très fortes chances qu'elle possède des hyphes primordiales incrustées. Il y a des exceptions, comme rubra et ochroleuca par exemple.
Ces incrustations se mettent en évidence en trempant un fragment de cuticule dans une goutte de Fuchsine de Ziehl, sur une lame porte-objet, puis après 5 minutes, de transporter le fragment dans une goutte d'eau pour rinçage, puis enfin de mettre ce fragment dans une goutte d'acide chlorhydrique à 4%. Ensuite il faut se dépêcher de faire l'observation, car la décoloration à l'acide va assez vite... Sous le microscope, on doit alors observer de longues hyphes entourées de gouttelettes rouge sombre, dans une proportion qui dépend des espèces considérées.
Il est inutile de rechercher des hyphes primordiales dans des cuticules d'espèces âcres, qui n'en possèdent pas!
Les cuticules brillantes ont de fortes chances d'être dépourvues d'incrustations, mais, au contraire, des dermatocystides «vraies», qui réagissent en gris ou noirâtre au SBA (sulfobenzaldéhyde) ou à la sulfovanilline.
De plus, les espèces qui sentent fort le pélargonium ou autres «bonbons anglais» ont toutes les chances d'être des espèces âcres...
Ici, dans le cas qui nous occupe, je pense très fortement que la cuticule possède des hyphes incrustées. Il peut s'agir aussi de zvarae, en effet, bien que je trouve la couleur un peu trop rouge foncé... La microscopie devient, une fois de plus, indispensable!