Bonjour,
En simple amateur lisant vos débats, je me fais la réflexion qu'avec la multiplications d'espèces proches - qui n'a pas attendu la biologie moléculaire pour exister - telle qu'elle est constatée ici chez les russules, l'autre jour chez les bolets ou les agarics, on atteint vraiment les limites de ce que Laurent appelle la "mycologie de terrain". Lorsque ces espèces sont tellement voisines que l'on ne peut les distinguer ni macroscopiquement ni microscopiquement et qu'il faudrait un séquenceur ADN pour savoir si certaines en fait existent vraiment, j'ai même l'impression qu'on dépasse ces limites.
Si l'on excepte peut-être Andgelo, la plupart d'entre nous, quel que soit leur niveau, soit parce que les champignons ne sont pas leur seule passion ou occupation dans la vie, soit parce qu'ils/elles ont simplement besoin de la gagner, leur vie, soit au contraire parce que celle-ci touche bientôt à sa fin, n'ont pas vocation à devenir chercheurs universitaires en mycologie mais à rester chercheurs... de champignons. Alors une fois qu'on a frôlé les limites de notre/votre champ de compétences, voire qu'on a essayé de les repousser un peu au cours de ces longs débats, on peut aussi se demander dans quelle mesure savoir si cette russule est fuscorubroides, queletii ou autre ou sp. a une quelconque importance et même un quelconque intérêt.
Jplm