Bonjour tous,
Montségur 09 a écritAvant de critiquer la validité ou non des formes, variétés et sous-espèces, il faudrait commencer par définir la notion d'espèces en mycologie (voir P. Neville in bulletin FAMM 7-8, p. 11-43).
Guillaume m'avait gentiment donné, à ce sujet, un "fragment" de sa thèse : Sur la notion d'espèce.
Et la problématique ne concerne pas seulement la mycologie.
Même si, moi aussi, je suis souvent perplexe devant les diverses formes et variétés, je suis toujours un peu surpris que Castor s'en prenne autant aux mycologues "créateurs" d'espèces.
Je ne crois pas que cela ne concerne que la mycologie, cela concerne tout les domaines du vivant, botanique comprise (qui compte aussi un florilège de Syn. de var. et autres subsp. il suffit de regarder pour le genre Campanula sur l'INPN pour s'en rendre compte).
castor74 a écritSelon moi, dans une description, on peut très bien dire «chapeau brun, parfois tout blanc», ou «stipe blanc, parfois lavé de rose».
Mais si ces caractères "chapeau blanc" et "stipe lavé de rose" sont découverts plus tard, après la description originale de l'espèce ? Cela ne donne-t-il pas lieu à une nouvelle description ?
Qu'est-ce qui justifie, de façon aussi raisonnée que tu le dis, la "création" de formes et variétés en botanique ? Pourquoi cela ne serait pas justifié en mycologie ?
Autre question, à Pat-ouillard. Comment prouve-t-on que des carpophores sont issus d'un même mycélium ?
Concernant les listes, pléthoriques diront certains, de fo. et var. blanche de C. cibarius (ou tout autre espèce), y a-t-il une véritable différence entre ces albus, albidus et je ne sais quelle autre ? Quel intérêt y a-t-il d'avoir autant de taxons pour décrire une variation identique d'une espèce ? Quel sens cela a ?