il faut effectivement admettre que la mycologie est une science très jeune. Contrairement à d'autres branches de la biologie, les mycologues ne disposaient, jusqu' 'il y a peu, d'aucune information sur l'évolution des espèces de champignons, les fossiles connus étant en nombre très insuffisant pour servir. Résultat, les classifications qui se sont succédées jusqu'à présent n"étaient fondés que sur des parentés déduites de similitudes morphologiques micro ou macro, avec le risque d'être victime de ce qu'on appelle le phénomène de convergence : des individus semblent proches, compte tenu des critères retenus, alors qu'en fait ils viennent de lignées différentes. Inversement, des groupes d'individus apparemment très éloignés peuvent se révéler être étroitement apparentés ( ex : gastéromycètes..) Depuis, peu, l'analyse de l'ADN apporte, pour la première fois en mycologie, des informations sur la phylogénie : certains regroupements sont confirmés (ce qu'on oublie trop souvent), mais beaucoup d'autres se révèlent artificiels, du point de vue de la phylogénie. Comme nous n'en sommes qu'au début, eh bien..nous n'en sommes qu'au début..;o))
Patrice