Bonjour,
Si il y a un genre facile à reconnaître, c'est bien le genre Russula ... mais après, pour identifier l'espèce, c'est beaucoup plus difficile. Cela devient encore plus difficile lorsque les termes mycologiques sont mal compris ou mal interprétés à l'observation.
Les lames des russules ne sont jamais libres, elles sont toujours adnées et parfois décurrentes. D'ailleurs, on le voit sur la première photo, les lames sont attachées au pied.
Voir par exemple le glossaire d'un mycologue québécois (Les champignons de Sept-Îles par Raymond Boyer) : Glossaire mycologique d'où est extrait ce schéma : Insertion des lames .
La chair des russules n'est jamais fibreuse, elle est grenue. Pour vérifier la texture de la chair, il suffit de casser le pied du champignon. Avec l'ongle, essayer de casser un morceau de chair, chez les russules (ainsi que les lactaires) la chair casse comme une craie, chez les autres genres, la chair se déchire en fibres.
Pour illustrer, je me suis permis ce petit montage à partir de photos extraites de ce site .
Maintenant, les autres caractères que tu signales relèvent plus de l'impression personnelle, difficile à contester... Cela dit, comme tu le remarques, c'est une vieille russule, en partie moisie, l'odeur ne doit pas être franchement agréable (une odeur de vieille russule... 🙂 ), l'aspect velouté, mat du chapeau peut-être dû à la vétusté du champignon et à la sécheresse.
Comme le souligne Jplm, il manque deux infos essentielles pour identifier une russule : la saveur (est-elle douce, un peu âcre ou très âcre) et la couleur de la sporée (je te laisse chercher pour voir comment faire).
Enfin, la qualité des photos n'est pas géniale, ce qui n'aide pas à l'identification.
Malgré tout, j'ose une hypothèse. La couleur du chapeau, violet ± sombre parsemé de tâches claires, le pied brunissant légèrement en bas, il est possible que ce soit Russula atropurpurea . C'est une espèce commune.