michel a écrit
Moi j'utilise, normalement, 20 spores. Cela me semble suffisant vu la précision et la variabilité. Beaucoup plus utiles à mon avis d'autres mesures sur d'autres exemplaires ou d'autres récoltes. Là tu peux avoir une idée de la validité de tes mesures. Trés important, définir un protocole de mesures, réactif identique, position des spores (costale par exemple). En général, ce que l'on cherche ce n'est pas une mesure absolue (dont on se moque) mais une mesure qui permette de discriminer des espèces voisines, d'où l'importance de la cohérence des mesures.
Michel
Très juste, et très important, ce protocole de mesures. Les grands anciens n'agissaient pas toujours ainsi, et surtout ne disaient rien de leur "protocole", ce qui est à l'origine de quelques surprises lorsque l'on révise leurs herbiers, mais sommes toutes, pas tant que ça.
Il y a quand même un intérêt à mesurer plus de spores, disons 50, c'est de contrôler la distribution de l'échantillon, avec 20 spores, c'est trop court
. Ca permet de voir, en clair, si la population des spores est normale (au sens courant du terme, pas au sens "gaussien"), ou encore si l'échantillon des spores choisies permet l'usage, aujourd'hui universellement répandu, d'un intervalle centré sur la moyenne, à +- 2 écarts-types (cette fois-ci, échantillon "normal" au sens gaussien)...on a parfois des surprises, on découvre ainsi que notre exemplaire a des basides bi et tetrasporiques, ce qu"on n'avait pourtant pas remarqué..
patrice