Je viens de recevoir la réponse de René (merci infiniment). Je suis à la bourre et vous retrouve plus tard.
Chère Linda,
je viens de regarder ton hygrocybe et je reste sur ma première proposition, à savoir H. ceracea var vitellinoides.
Tes exemplaires étaient humides, c'est normal avec ce temps, néanmoins ils n'étaient pas gluants ou collants comme j'ai pu te le montrer hier avec le test du baiser (pas sur toi, mais sur un exemplaire !) et comme on le voit sur ta photo.
Ce qui guide macroscopiquement vers ceracea, c'est donc un revêtement "cireux", mais non gluant, l'oeil bien visible au centre du chapeau et les striations jusque 2/3 à 3/4 du chapeau. De plus, les lames blanches peuvent être fortement adnées, à très décurrentes dans la variété vitellinoides.
La micro montre une cuti très faiblement gélifiée, ce qui exclut chlorophana (bien sûr, mais la macro le disait), ainsi que vitellina qui est très gras, puisque Boertmann l'assimile à luteolaeta, ou autre glutinipes.
Les spores sont assez typiques de ceracea : cylindracées et très étroites vers 3,5-4,5 µm et présentent chez certaines un faible, mais visible rétrécissement dans la partie médiane. Attention à ne pas prendre au pied de la lettre les dessins de Marcel qui sont parfois exagérés dans ce sens, surtout quand il dit "+ ou - étranglées". Les dessins de Candusso ou de Boertmann sont plus fidèles à la réalité.
Je trouve régulièrement ce champignon en forêt de Sénart et j'ai pu en apprécier la variabilité avec cette variété, ou la forme rubella, orangée rouge à lames décurrentes, encore plus troublantes, à tel point que j'avais trouvée cette forme avec Candusso qui patinait vraiment et ne savait pas quoi en faire sinon une espèce nouvelle.