bobabar a écritAvez-vous un lien qui explique simplement ce qu'est la biologie moléculaire, particulièrement adaptée la mycologie ?
Pas d'article précis en tête.
En gros la biologie moléculaire permet de décoder certaines parties du génome. On sait par expérience que certaines parties du Génome sont toujours les mêmes alors que d'autres sont plus ou moins différentes selon les organismes en fonction de leur éloignement au cours de l'évolution. Ceci est valable pour tout les êtres vivants.
On a ainsi repéré des parties du génome qui "signent" les organismes au niveau de l'espèce. Chez les champignons les plus employé sont les ITS (Internal Transcribed Spacer) qui font partie de l'ARN ribosomial. Aprés une série de manipulation, on obtient donc le code génétique de ces fragments et on peut comparer ceux de différentes récoltes. Des divergences sont en général la preuve de deux espéces différentes.
En regardant d'autres parties du génome qui "bougent" plus ou moins et en les comparant ont peut ainsi construire un "arbre généalogique" (phylogénétique) des organismes qui nous intéressent et ainsi établir une classification basée sur l'évolution, classification qui se rapprochent vraiment de la "réalité naturelle".
bobabar a écrit"H. rufescens ss. lato" : "ss. lato" = au sens large ?
oui
bobabar a écritComment fait-on pour mettre un champignon en herbier ?
Les pages doivent être épaisses ! J'imagine qu'on fait déssecher les champignons, mais après ce traitement, peut-on encore espérer voir les caractéristiques intéressantes ? Peut-on encore voir les spores au microscope ? Faut-il les réhydrater avant passage au microscope ?
Chacun sa méthode. J'emploie un deshydratateur (le même que pour faire sécher des fruits ou des lègumes), appareil qui fait passer de l'air chaud au travers de grilles sur lesquelles ont dispose les champignons. Pour conserver le matériel génétique la température ne doit pas excéder 35-40°
Ainsi dessechés, les champignons (ce sont devenus des exsicatta) se conservent trés longtemps dans des poches ou des enveloppes, en évitant les écarts de température et en surveillant l'intrusion d'insectes ou de moisissures (des mycologues ont ainsi réussi à coder les ITS d'un Hygrophorus de l'herbier Persoon datant de pré de 300 ans!). Les éléments microscopiques peuvent être observé aprés "regonflage" (plusieurs solutions possibles ; ammoniaque, potasse, ...). Pour les spores il est bon de faire une sporée, elles conservent leur forme assez longtemps, au delà il faudra aussi les regongler.
Je suppose que d'autres mycologues du forum pourront amener des éléments supplémentaires à vos questions