Oui, beaucoup de questions... dont la plupart n'ont probablement pas de réponse actuellement.
Et aussi, une fâcheuse tendance, fréquente chez les humains, à faire de l'anthropomorphisme, à personnaliser des phénomènes naturels comme dans ta question "Est-ce l'arbre qui choisit le champignon ou l'inverse?" comme si l'arbre et le champignon étaient dotés d'une capacité de choix conscient.
Non, aucun "choix" derrière ces phénomènes, juste des concours de circonstances, des contingences, juste des conditions environnementales qui ont favorisé telle ou telle symbiose.
Ensuite, dans toute symbiose les organismes concernés y trouvent un avantage réciproque, sinon cela s'appelle du parasitisme.
zenobie a écritLorsque des cueilleurs (de sanguins par exemple) ratissent les alentours d'un arbre, mettent-ils en péril ce dernier ou est-ce que le réseau mycélien suffit pour absorber azote, phosphore et sels minéraux,...?
Ce qu'il faut savoir avant tout, c'est que le champignon que nous récoltons dans nos paniers n'est que la partie visible d'un iceberg ! Ce n'est que l'équivalent (schématiquement) du fruit d'un arbre : le réseau mycélien qui constitue la majeur partie du champignon. Nos cèpes et girolles ne sont que les organes reproducteurs du champignon, à peu de choses près.
Sauf erreur de ma part, le champignon absorbe ses éléments nutritifs par le mycélium.
Quant aux effets des récoltes des champignoneurs... à ma connaissance il n'y a rien de prouver.
Un peu de lecture ?
CNRS - Écologie chimique : le langage de la nature
Le langage chimique des champignons endophytes