Bonjour à tous,
De plus en plus intéressant.
Les lames sont donc détachables et leur insertion variable selon les individus.
Cela nous suggère donc de chercher du côté de Lepista et de faire un petit retour dans le temps pour s’intéresser aux Rhodopaxillus (juste pour aiguiller ceux qui ont la chance de posséder la littérature malheureusement trop souvent délaissée (Maublanc, Romagnesi, Kühner, Marchand, Moser, etc.)).
Dans ce groupe, plusieurs espèces proches de Lepista panaeolus (Rhodopaxillus panaeolus) sont susceptibles de pousser de manière cespiteuse.
Dans le cas qui nous intéresse, la photo laisse penser à L. caespitosa par la silhouette et le nombre. Par contre, le givre de la cuticule nous fait pencher plus vers L. densifolia. Ce dernier n’est déprimé que tardivement mais par contre, les lames sont décurrentes déjà au début.
Une saveur douce ou agréable ne devrait pas exclure L. caespitosa.
La variété nimbatus se différencie du type L. panaeolus par son revêtement plus nettement givré et peu ou pas guttulé. Ces guttules sont le plus souvent disposées ça et là et plutôt au disque.
Lepista panaeolus var. nimbatus me semble donc être l’hypothèse la plus probable pour l’espèce décrite et photographiée.
Evidemment si une nuance jaune dans les lames se caractérise, il faudrait se diriger vers L. caespitosa et si la cuticule est totalement séparable, L. rickenii serait à considérer.
Je cède la plume aux Lepistologues qui sauront vérifier cette hypothèse.
Salutations
Olivier Bujard