Je pense que le débat aura toujours lieu. Je suis contre l'éclatement des taxons pour des questions de couleurs accidentelles.
Le problème à résoudre, et la question à poser, sont : comment sais-tu que cette variation de couleur est accidentelle ? Et si elle ne n'était pas ? S'il s'agissait en fait de deux espèces bien séparées, mais séparées depuis depuis peu, et qui possèdent toujours les mêmes aptitudes écologiques ? Par exemple, je rappelle que Lepista inversa et L. flaccida ont longtemps été considérés par bien des mycologues très compétents comme présentant des variations d'une seule et même espèce... alors que l'on sait aujourd'hui qu'il s'agit bien de deux espèces parfaitement séparées, et interstériles, mais difficiles à séparer. Et il y a bien d'autres exemples... Le groupe de Tricholoma terreum a été réduit à quelques espèces, alors que celui de Cortinarius calochrous s'est considérablement étoffé (et s'étoffera encore sans doute). C'est ainsi, nos yeux ne voient pas tout.
Amitiés, Guillaume.