Bonjour,
Alors c'est wynneae et pas wynnei... toutes mes excuses, Hervé, j'étais persuadé que tu avais fait une faute de frappe, d'autant que j'avais consulté M. wynnei sur le GEPR à l'occasion d'un sujet ici-même sur cette espèce il y a quelques jours à peine. A l'époque, personne n'avait tiqué sur le sexe du dédicataire !
Catalogueoflife (http://www.catalogueoflife.org/details/species/id/8464930/source/tree), Index Fungorum (http://www.speciesfungorum.org/Names/SynSpecies.asp?RecordID=534162) et Mycobank (http://www.mycobank.org/MycoTaxo.aspx?Link=T&Rec=534162) disent effectivement wynneae. Pour ne pas mourir idiot, je me suis demandé d'où venait alors wynnei : eh bien, pour une fois, cette épithète ou plutôt ce génitif ne doit rien aux incessantes allées et venues de la nomenclature mycologique : l'erreur, si c'en est une, figure déjà dans la première publication par Berkeley et Broome en 1859 : Marasmius wynnei. En vertu de l'antériorité, l'espèce aurait logiquement dû rester wynnei jusqu'à nos jours ; comment s'est faite la correction par la suite reste à découvrir.
Ce qui est sûr à la lecture de la description originale, c'est que le champignon avait été trouvé parmi des brindilles (among twigs) à Coed Coch (Denbighshire, Pays de Galles), la petite propriété de 4000 hectares de John Llyod Wynne (http://www.archiveswales.org.uk/anw/get_collection.php?coll_id=20281&inst_id=1&term=Coed%20Coch%20Estate%20%28Denbighshire%2C%20Wales%29%20%7C%20Archives) et ceci par sa charmante épouse Mme Mary Wynne - Mary, je le tiens du site précédent, charmante, je le tiens de Gebefra !
Jplm