petit a écrit bonsoir:
pour moi macrolépiota procéra.
en ce qui concerne les appélations (chlorophyllum ou macrolépiota ext....) je ne vois pas l'intéret de changer de non sous prétexe de je ne sais quoi, si ce n'est de rendre la myco encore plus difficile.
qu'el est la moyenne d'age des sociétés mycologique en moyenne?
je suis entré dans ma société à 40ans moyenne d'age (50) j'en est 60 moyenne d'age (70) à se rytme là dans 20ans pas plus de mycologues que d'anciens combattants. on devrait peut étre se poser la question?
ces propos n'engendrent que moi, mais j'aimerai avoir votre avis afin de me rendre à l'évidence.
ps ( mon coup de gueule n'est peut étre pas au bon emplacement dans ce forum, peut étre pouvez vous le déplacer.
mycologiquement votre:
Henri
Bonsoir Henri,
La mycologie est une science récente, elle n'a que 250 ans.
Au fil du temps, on utilise des caractères de plus en plus fins et de moins en moins superficiels pour évaluer les parentés entre champignons et tenter de se rapprocher de l'asymptotique "classification naturelle".
Rappelez-vous que fin des années 1700, tout ce qui avait des lames s'appelait "Agaricus quelque chose", et tout ce qui avait des pores s'appelait "Boletus quelque chose". Mesuré à l'aune de nos connaissances actuelles, c'était un peu grossier quand même, ne pensez-vous pas ?
Les deux illustrations suivantes, extraites de l' "Herbier de la France" de Pierre BULLIARD, commençé à paraître en 1780, illustrent mon propos :
Heureusement, on a évolué, et je ne crois pas que vous voudriez appeler les coprins chevelus des "Agarics-masses" avec un nom latin tel que "Agaricus porcellaneus" ?
Ce travail de précision des choses se poursuit toujours actuellement, avec peut-être parfois quelques erreurs, mais globalement, on va vers toujours plus de vérité, et aussi de complexité, parce que la nature ne fait pas dans le simple, alors que l'homme, dans un soucis de classement de ses connaissances (si ce n'est par paresse intellectuelle), a toujours tendance, naturellement, à simplifier...
Imaginez que certains des premiers mycologues ont pu contester, comme vous, début des années 1800, les corrections que les premières observations microscopiques imposaient à la classification (et aux espèces, qui, déplacées dans d'autres groupes, devaient changer de nom de genre) ?
Et puis les réactifs, qui ont séparé certaines espèces d'autres, alors qu'avant elles ne faisaient qu'une ?
Et puis l'étude des espèces sur un plan mondial a permis de mieux cerner les divers groupes et de remettre aussi en cause les connaissances acquises dans un petit monde "européen".
Et aujourd'hui, dernière invention, il y a l'analyse biomoléculaire des génomes. Et ça remet encore en cause bien des "acquis"...
Chaque étape du développement des techniques dans les autres domaines a permis de mettre de nouveaux outils au service des mycologues professionnels. Mais si la systématique reste du domaine des savants, rien n'empêche, dans le cadre d'une science descriptive comme l'étude des champignons, que des membres d'associations mycologiques, puissent encore découvrir de nouvelles espèces... Ces amateurs disposent d'outils de plus en plus puissants, avec la part de budget familial plus importante consacrée aux loisirs, avec la popularisation de l'usage du microscope dont le prix de bons modèles (chinois par exemple) est à portée de bourse, et avec la généralisation de la photo numérique et de l'Internet qui permettent de confronter à une vitesse décuplée ses connaissances avec celles de toute la communauté mycologique.