Cette questions des noms latins ou français, cache, en fait, un problème bien plus vaste, à savoir unr question de pédagogie.
Les ouvrages comme les guides ont une vocation universelle, non en fonction du nombre mais en fonction du niveau des lecteurs. Je n'ai jamais trop cru qu'ils permettaient aux ramasseurs de champignons de s'y connaître mais j'ai toujours été persuadé qu'ils constituaient la première marche de l'ecalier de la connaissance pour qui d'ésire le gravir.
Lorsqu'on débute, il est rassurant de rencontrer des mots simples, des expressions compréhensibles par tous. Le latin est assez rébarbatif et on le pratique peu à peu, en évoluant dans les connaissances. De plus, et surtout, il renvoie une fausse image d'un spécialiste, celui qui se la pète en abreuvant son auditoire de nom incompréhensible. J'en ai pris rapidement conscience grace à ma femme, qui m'a très tôt dit qu'elle s'ennuyait parmi des mycologues parce qu'elle ne comprenait rien aux noms qu'il prononçaient.
Dans la première partie du guide en question, les auteurs abordent des questions techniques qui s'adressent à des lecteurs qui ne sont pas forcément des spécialistes. Je trouve que ce guide en évitant de donner des exemples en latin emploie une bonne façon de ne pas dérouter un débutant. Il est toujours assez tôt d'employer les noms latins, qui sont obligatoires, en arbordant la partie descriptive. Je pense donc qu'un vrai spécialiste doit être un pédagogue qui dans son langage tente de se faire comprendre par le plus grand nombre. Dans ce sens, ce guide a réussi.
Pour la petite histoire, j'avais voulu étudier les ascobolus car j'avais récupéré une clé. je n'ai pas compris 2 mots sur 3, et j'ai abandonné.
Je me rends bien compte que ce post, dépasse largement le sujet du fil mais ce qui m'intéresse, ce n'est pas de savoir s'il faut parler Latin ou Français mais bien, comment susciter de jeunes vocations pour cette science qui ne semble pas passionner les foules.