Neolentinus adhaerens ; lames denticulées et pas interveinées au fond du sillon interlamellaire ; venant sur conifère. Aucune tendance du dessus du chapeau à se craqueler : http://champignons.moselle.free.fr/cha/neolentinus_adhaerens_1.htm et http://champignons.moselle.free.fr/cha/neolentinus_adhaerens_2.htm
Panellus stypticus : lames avec arête lisse, interveinées au fond du sillon interlamellaire ; venant sur feuillus (et notamment en Moselle souvent sur chêne et hêtre, particulièrement sur le bord des souches) ; revêtement clair du chapeau typiquement craquelé : http://champignons.moselle.free.fr/cha/panellus_stypticus_1.htm , http://champignons.moselle.free.fr/cha/panellus_stypticus_2.htm , http://champignons.moselle.free.fr/cha/panellus_stypticus_3.htm , http://champignons.moselle.free.fr/cha/panellus_stypticus_4.htm
En principe, insertion des lames des Panellus s'arrêtant net, là où s'évase le pied. Sauf que ici, c'est pas le cas et c'est ça le hic.
Face à ce conflit, j'opte cependant pour Panellus stypticus, méprisant, ce faisant, un des trois critères fondamentaux que l'on invite tout déterminateur à prendre en compte, avant tous les autres, à savoir : 1) la couleur de la sporée, 2) l'insertion des lames, 3) l'observation des voiles général et partiel et leurs avatars.
Cependant je considère que la nature peut se livrer parfois à des fantaisies, ce qui fait tout son charme et le plaisir des surprises et des énigmes...
Concernant Tapinella panuoides (j'sais pas pourquoi je repense soudain au post sur Callypigeus...), aucune des images que j'ai visionnées ne montrent de pied distinct du chapeau, et j'exclue donc cette dernière espèce.
P.S. : En fait en éclaircissant chez moi les images, je constate que plusieurs des jeunes exemplaires ont l'insertion des lames conforme à ce qu'on attend d'un Panellus stypticus. Seuls ceux qui ont vu leur stipe s'allonger et s'amincir au sommet (comme si on avait tiré sur un élastique) ont une insertion de type décurrente.