Nous pouvons tous donner ce genre d'exemples, et maints autres. Mais dans chaque cas, même si ce n'était pas évident, les mycorhizes étaient présentes, cela ne fait absolument aucun doute. Cela fait bien longtemps que je récolte des mycorhizes, et j'en ai toujours trouvé, même dans des situations extrêmement douteuses : c'est ainsi, les mycorhiziens ne peuvent vivre sans mycorhizes. Ne pas oublier que de nombreuses petites plantes qui passent facilement inaperçues sont aussi ectomycorhiziennes, et peuvent accueillir des champignons ectos : les cistes, Fumana procumbens, les hélianthèmes, etc. En zone arctique, Polygonum viviparum (une plante herbacée, proche de l'oseille) est aussi ecto !
j'ai pu observer quelques raboteux voisinant des paxilles dans une pelouse où les arbres les plus proches (feuillus comportant notamment des bouleaux) étaient à une vingtaine de mètres.
Preuve par deux qu'il y avait des mycorhizes, les paxilles étant aussi mycorhiziens. Globalement, on considère que les mycorhizes peuvent s'étendre autour de l'arbre dans un rayon qui correspond à la hauteur de l'arbre... et sans doute parfois nettement plus, le mycélium ayant une capacité d'expansion illimitée.
des xerocomus parasiticus sur les berges d'un fossé jouxtant une prairie, également éloigné d'un bosquet mais un peu plus proche cette fois (une dizaine de mètres si ma mémoire ne me trahit pas) d'un verger à pommes.
Les sclérodermes sont mycorhiziens : donc il y avait des végétaux ectomycorhiziens dans le coin, et sûrement pas les pommiers, qui ne sont pas ecto.
J'ai même vu un jour des touffes d'omphalotus illudens
Les Omphalotus sont saprophytes.
Amitiés, Guillaume.