Bonjour à tous,
je reviens de Bellême, et vois que vous avez bien bossé pendant mon absence ! Je complète ce que je disais à propos de lutensis : j'ai effectivement eu l'occasion de travailler sur ce groupe lors de la description d'une espèce nouvelle (P. conferta). J'avais alors révisé, comme il se doit, le matériel contenu dans l'herbier Romagnesi de sa lutensis, car la publication originale faisait état de spores à pore germinatif particulier, et les publications ultérieures ne reprenaient pas, ou peu précisément, ce caractère il faut bien dire pas très facile à observer. En conclusion, le pore de lutensis est large (1,5-2 µm, voire 2,5 µm de diamètre), et tend souvent à tronquer le sommet de la pore (donc à le rendre plat de profil).
J'avoue que j'ai toujours du mal à me faire une idée de la microscopie à partir des photos micros : en regardant de près la photo des spores proposée, je me demande à la réflexion si la spore la plus à droite n'a pas, en effet, un pore tronqué. Je reviens donc sur ce que j'ai dit trop rapidement l'autre jour, et je pense que Hyperide a raison : il se pourrait bien qu'il s'agisse de lutensis, pour laquelle la macro et l'habitat collent bien.
Enfin, en Europe, les dépôts verts sur les cystides ne caractérisent pas seulement lutensis, mais se rencontrent aussi chez multipedata, narcotica, populina, jacobssonii et, donc, conferta. Je suis à peu près convaincu qu'ils existent chez d'autres espèces et, d'un autre côté, qu'ils peuvent être absents chez les espèces qui normalement en possèdent.
Amitiés, Guillaume.