Jipidoc » 25.08.2009, 22:45
Jipidoc a écrit…Ceci dit, j'abonde dans ton sens à propos des publications faites par des mycophiles : sans eux et les découvertes qu'ils publient, je crois que la mycologie n'aurait pas évolué comme elle l'a fait depuis une décennie au moins.
C'est grâce à eux également que l'engouement d'un nombre croissant d'amateurs permet de compléter le travail des mycologues qui sont sans doute beaucoup moins souvent sur le terrain qu'ils ne le voudraient ou en tout cas qu'ils ne le pourraient. En somme, mycophiles et mycologues sont complémentaires et je suis persuadé que ces derniers le savent et bénéficient ainsi de collaborateurs souvent très utiles ... et pour pas un rond ... ;o)
P'tite parenthèse sur les propos ci-dessus de Jipidoc…
Un grand historien des Sciences de la vie, biologiste et vulgarisateur scientifique disait ceci :
"Les temps ont changé dira-ton ; les méthodes d'investigation sont aujourd'hui plus exigeantes que par le passé, et les sciences naturelles elles – mêmes réclament des chercheurs professionnels, travaillant en équipes dans des laboratoires bien organisés.
Je pense néanmoins qu'il y a encore place en elles pour les amateurs : s'ils ne disposent que de faibles moyens, ils possèdent l'inépuisable nature et ils sont portés par l'amour, que rien ne peut remplacer.
J'irai même jusqu'à penser qu'il est de certaines recherches, de longue patience et d'issue hasardeuse, qui ne peuvent être menées que par des amateurs : ce ne sont pas les moins importants".
Jean Rostand., Inquiétudes d'un biologiste. Ed. Stock, Paris : 1-125.
André