dominique a écritBonjour à tous, l'expérience d'Albert confirme resinaceum, de plus je suis allé en forêt ce matin à un endroit où poussent des lipsiense sur des trembles tombés, champignons qu'Albert m'a déjà déterminés comme tels,aucun n'a la base d'accroche rouge et la croute sur le dessus est dure et uniformément brune, aucun n'a de perles rosées dessous ( mais là je ne sais pas si c'est un critère que pour resinaceum). Amitiés.
Bonjour Dominique,
1) Sur la questions des gouttelettes rosées
J'ai parlé une fois de ces gouttes rosées, que j'ai vues sur Ganoderma resinaceum. Je ne peux pas dire si c'est une caractéristique différentielle par rapport aux espèces voisines de Ganodermes.
Par contre, j'ai fait cette remarques par rapport à d'autres polypores (au sens large) présentant des goutelettes, mais appartenant à d'autres genres :
- Fomitopsis pinicola : goutelettes incolores chez les jeunes exemplaires
- Inonotus dryadeus : goutelettes couleur de miel (de sapin)
2) Au sujet du Ganoderme de ce post
On peut séparer deux groupes de Ganodermes : les mats et les luisants. Voici une mini-clé de détermination pour les principaux :
a) les mats
.... - lipsiense
.... - adspersum
b) les luisants (avec des couleurs variant de doré à un brun-rouge, voire rouge sombre)
.... £) avec pied
......... - lucidum
......... - carnosum
.... $) sans pied
......... - resinaceum
......... - pfeifferi
Le champi proposé ici montre à son insertion, à la face inférieure, les couleurs brun-rouge luisantes caractéristiques, et il n'a pas de pied : il répond donc à : b) , $) ... Et comme le chapeau est plutôt plat, on pourrait privilégier resinaceum plutôt que pfeifferi.
Sur le dessus du chapeau la couleur qui fut luisante ne l'est plus autant, parce que des spores, mates et brunes, y ont déposé une fine couche dont les qualités optiques interfèrent avec la couleur sous-jacente du chapeau.
[/b][/color]