Shitaki Plus pour vous faire partager mon étonnement que pour une véritable identification (ceci dit si vous avez une idée...) Spécimens aperçus 15 m sous terre en plein Paris au plafond d'une galerie de carrière consolidée. On m'a dit que cela fait plus d'un an qu'il en pousse régulièrement à cet endroit. Ensoleillement nul, température entre 14 et 16° toute l'année. Humidité élevée. Taille du spécimen ayant encore son chapeau : environ 10cm de haut. NB : le cliché est certes mauvais, mais bien à l'endroit.
Shitaki Bonsoir, oui, ce sont des restes de pieds ayant perdu leur chapeau. Ce qui me laisse pantois c'est qu'ils puissent sortir sans "appel" du soleil, et qui plus est à l'envers !
jlouis Oui curieux en effet, on dirait des Coprinus...au sens très large. La position est effectivement inhabituelle, surtout pour un basidio...? jlouis
Nicolas Salut Shitaki Oui Curieux, en tout cas, le champignon n'a pas besoin de soleil pour croitre puisqu'il n'utilise pas la photosynthèse un substrat carboné, comme ici et un peu d'humidité avec une température clémente lui suffisent Pour l'identification je laisse les mycologues s'exprimer trepo
Fifi Pour être curieux, c'est curieux ! Je suis d'accord avec Jean-Louis, probablement Coprinus au sens large... Impossible à identifier avec cette seule photo, mais il serait peut-être intéressant de présenter des spécimens de visu à un mycologue, non ?
Albert champignons qui ont perdu la tête ...claustrophobie ayant provoqué une inversion du géotropisme !
Guillaume Eyssartier Oui, c'est manifestement un coprin en effet... D'accord avec Trepo : les champignons n'ont aucun besoin de lumière pour croître. Amicalement, Guillaume.
Shitaki Je n'ai pas prélevé de spécimen, n'ayant rien pour le conserver et étant un peu exténué par ma progression souterraine. Pour une observation in situ, c'est un peu délicat (précisions en MP). Pour le soleil, je le mentionnais en pensant que c'était sa présence ou sa chaleur qui incitait le mycélium à développer un champignon vers le haut pour sporuler... L'inversion du géotropisme est elle une réalité ou une boutade de biologiste ? Pour moi le mycélium est justement le roi des claustrophiles 🙂
Shitaki J'ai eu des précisions par un habitué des lieux : visiblement les spécimens se recourbent bien vers le haut en poussant, ce n'est qu'en pourrissant qu'ils retombent et pendent, donc pas d'inversion de géotropisme. La présence de mycélium à 20m sous terre est-elle selon vous une exception ? Certains Coprinus sont-ils inféodés à des arbres à racines profondes ?
gabaye Bonjour, Voilà des questions intéressantes !... Je ne suis pas mycologue au sens "scientifique" du terme, mais je trouve là pertinence à la réflexion. Le profil géologique semble permettre aux racines des arbres d'aller en profondeur (recherche d'eau entre autre)... La question importante est celle ci : existe t-il dans la famille des coprinaceae des espèces mycorhiziennes?...je ne saurais pas répondre mais il y a sur ce forum des spécialistes (je pense à Guillaume pour le coup !) qui pourront répondrent à ma place...Si tel était le cas alors la présence d'un milieu favorable à la reproduction sexuée pourrait permettre aux carpophores de croîtrent (je pense là simplement à l'espace nécessaire...). Mais si il n'y a pas d'espèces mycorhiziennes dans cette famille alors je vois trois interrogations : Des spores peuvent elles avoir été "emprisonnées" dans le substrat racinaire et vivrent suffisament longtemps pour se développer au bon moment ?...je ne connais pas la durée de vie des spores ! Le fait qu'il y ait une "certaine" fréquentation dans cette galerie ne présuppose t-il pas un apport extérieur des spores et "l'ensemencement" d'une partie "carbonée" de la voûte ? la "percolation" de l'eau à travers les couches géologiques ne peut elle "entraîner" dans son cheminement des spores ? Voilà un beau sujet de mycologie... Gabaye