Pierre Jancloes a écritBonjour,
La tendance actuelle (du moins anglo-saxonne) n' est t'elle pas de regrouper sous un seul nom, les anamorphes et les thélémorphes?
Cordialement.
Pierre.
La clé : ICBN, International Code of Botanical Nomenclature, autrement dit le Code International de Nomenclature Botanique.
Mais les problèmes de nomenclature sont si complexes que même ce code évolue régulièrement lors des divers congrès qui se succèdent.
Ce code est désormais en anglais uniquement, et les traductions, en français par exemple, n'ont pas valeur juridique depuis le Code de Berlin (1988).
Voici un extrait de Wikipedia sur cette question :
"La première version du Code vit le jour en 1867 lors du Congrès de botanique de Paris (lois de Candolle, rédigées en langue francaise).
Depuis 1952 le nom officiel du Code est "International Code of Botanical Nomenclature" (ICBN).
Depuis le Code de Berlin de 1988, l'ICBN est uniquement rédigé en anglais britannique. Les traductions sont préparées et publiées séparément, et ne font pas autorité."
Sans rechercher trop loin, on trouve facilement sur Internet :
Cependant le problème qui nous occupe dans ce fil de messages est réglé depuis un certain temps déjà.
Notre question est abordée à l'article 59 et ses sous-articles, avec le principe énoncé en 59-1 :
http://ibot.sav.sk/icbn/frameset/0064Ch6NoFa59.htm
"Article 59
59.1. Pour les Ascomycètes et les Basidiomycètes (Ustilaginales comprises) ne formant pas de lichens et présentant des morphes mitotiques asexuées (anamorphes) ainsi qu’une morphe méïotique sexuelle (téléomorphe), le nom correct désignant l’holomorphe (c’est-à-dire l'espèce sous toutes ses morphes) est le nom légitime le plus ancien typifié par un élément représentant la téléomorphe, c’est-à-dire, la morphe caractérisée par la production d'asques/ascospores, basides/basidiospores, téliospores, ou autres organes porteurs de basides."
Dura lex, sed lex: "La loi est dure, mais c'est la loi". La loi de l'ICBN s'impose dans toute sa rigueur...
Une conclusion étant l'occasion de poser de nouvelles questions, peut-être pourrions-nous envisager prochainement le cas des champignons lichénisés, qui est un autre sujet nomenclatural intéressant ?
Au delà des champignons, l'ICBN règle aussi l'autre situation concrète que constituent les hybrides.
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