Oui, je connais bien Cantharellus garnieri, étant donné que c'est moi qui l'ai décrite 🙂
Bon, j'avoue que c'était coton, mais c'était un peu le but de la manoeuvre. Le premier (blanc) est un Multifurca (M. aurantiophylla pour être précis) : c'est en réalité une russule extrêmement primitive, une sorte de "fossile vivant", à microscopie rappelant celle des Russulacées corticiés comme les Gloeocystidiellum . Décrit par Bart Buyck.
Le deuxième est un Paxillus , en effet, plus exactement un Austropaxillus , et il s'agit d'A. chalybaeus . Tout ceci pousse dans des forêts très anciennes de Nothofagus , dans des massifs probablement jamais pénétrés par l'Homme, et aujourd'hui interdits au public (sauf pour des missions de recherche, évidemment, et encore c'est assez coton d'obtenir des autorisations). Ci-dessous une photo d'une des forêts résiduelles à Nothofagus balansae .
Voilà, nous avons trouvé beaucoup d'autres choses évidemment, et si cela vous intéresse je vous enverrai d'autres jolies choses au fur et à mesure des découvertes.
Pour la petite histoire, nous organisons en fin de semaine la première exposition de champignons de Nouvelle-Calédonie, à Nouméa... je ne sais pas si nous aurons grand-chose, car il fait tout de même très sec ici, mais cela risque d'être sympa... et historique !
Amitiés, Guillaume.