Les russules entre elle ont des caractères parfois très minimes...je vait encore plaisanter la dessus, un point rouge un espèce, une tache brune une espèce, un pied tordu une espèce, ou encore une motte de terre au pied une variété...Le jour ou ont creera des nouvelles espèces a cause des insectes mycophage, ont a pas fini... bref pas de critères très concret. Une Russule qui est délavé ont ne c'est plus si c'est une variétée ou une type qui a pris la pluie...
Très honnêtement, je ne crois pas. Les russules présentent de nombreux caractères variés, d'ordre macro- et microscopique. De plus, elles ont été très bien étudiées, d'abord et évidemment par Romagnesi, puis par Bon, et enfin plus récemment par Sarnari (pour ne parler que des russules européennes). Parvenir à une identification précise, en prenant en compte l'ensemble des caractères définis, est seulement une question de savoir-faire et de patience, beaucoup moins, pour ne pas dire quasiment plus, de connaissances.
C'est très différent du genre inocybe, qui n'a JAMAIS été étudié correctement, mis à part les trop rares travaux de Kühner et Boursier, qui ne concernent que les goniosporés. Il faut tout de même rendre hommage à Stangl qui a bien fait avancé tout cela, mais qui malheureusement s'est "déculotté" devant Kuyper, qui est le "mycologue" qui a le plus fait de dégâts en agaricologie depuis les cent dernières années (Kühner disait de lui qu'il avait fait reculer de trente ans la connaissance des inocybes) : les révisions des types ont été bâclées, le matériel en général massacré, les résultats correspondants navrants de bêtise et d'ignorance. Il reste tout de même un espoir, puisqu'un excellent mycologue espagnol s'est attaché à la lourde tâche de faire ce travail de pionnier : espérons qu'il en verra le bout, et que nous aurons bientôt une monographie digne de ce nom...
Amitiés, Guillaume.