C'est évidemment une question intéressante.
ce sont naturellement les intoxications avérées et troubles manifestes enregistrées par les hôpitaux et annoncées aux services d'hygiène et de contrôle de denrées alimentaires lorsque l'espèce incriminée peut être établie.
Je vous rappelle qu'un Comité de veille sur les intoxications fongiques existe en France. Si vous êtes au courant d'intoxications dans votre région, n'oubliez pas de prévenir la SMF (smf(at)mycofrance.org) qui transmettra l'information à sa Commission toxicologie. C'est très important !
Ainsi une ordonnance publie les seules espèces autorisées à la vente sur les marchés.
Ah bon ? Pour avoir participé à la mise en place d'une telle liste à la demande de la DGCCRF, je ne crois pas qu'il en existait une en France, ou alors très ancienne. De plus, cette liste n'a pas grand intérêt étant donné que le ministère n'est pas prêt à mettre en place, comme en Suisse notamment, des stages pour former des contrôleurs sur les marchés... Une liste sans contrôle, ça ne sert à rien.
Un des problèmes de la non comestibilité objective (pas la subjective liée au goùt) c'est que fréquemment les substances toxiques, allergisantes ou autres proviennent de l'altération des carpophores.
Bien sûr, c'est ce que je répète chaque année des dizaines de fois... Comment des grandes surfaces peuvent-elles encore proposer, au moment de Noël notamment, des cèpes entièrement parasités quand ils ne sont pas totalement pourris et, surtout, comment des gens peuvent-ils encore les acheter, alors que la moindre tavelure sur une pomme fait qu'elle est éliminée ? Grand mystère des champignons...
Guillaume.
PS : pour la petite histoire, alors que je sortais d'une réunion avec la DGCCRF, je suis allé faire mes courses dans un petit supermarché à côté de chez moi (je ne donne pas le nom, mais disons que cela commence par "Monopr.." 🙂). En examinant par hasard les conserves de champignons, je me suis rendu compte qu'elles contenaient des champignons qui, manifestement, n'étaient pas notés dans la composition (ce qui est évidemment formellement interdit). J'ai donc alerté le patron du magasin, qui était bien embêté... mais rien n'a été fait à ma connaissance !